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August 30, 2011

Brassaï (Gyula Halász)
 LE PROFESSEUR LOUIS DIMIER, MEMBRE DE L'INSTITUT, 
SUR LES QUAIS DES BOUQUINISTES, 1931/32

May 24, 2011

Henri Michaux

(Belgian-born French painter, journalist, and poet, May 24, 1899 - October 18, 1984)
.

L'OISEAU QUI S'EFFACE

Celui-là, c'est dans le jour qu'il apparaît, dans le jour le plus blanc. Oiseau
Il bat de l'aile, il s'envole. Il bat de l'aile, il s'efface.
Il bat de l'aile, il réapparaît.
Il se pose. Et puis il n'est plus. D'un battement il s'est effacé dans l'espace blanc.
Tel est mon oiseau familier, l'oiseau qui vient peupler le ciel de ma petite cour. Peupler? On voit comment...
Mais je demeure sur place, contemplant, fasciné par son apparition, fasciné par sa disparition.



AZ ELKÖDLŐ MADÁR

Napközben tűnik fel, a legfehérebb nappal. Madár.
Egy szárnycsapás, s felröppen. Egy szárnycsapás, s elködlik.
Egy szárnycsapás, és itt van újra.
Leszáll. S már nincs sehol. Egy szárnycsapás, s fehér terekben ködlik el.
Lám, az én meghitt madaram, ez tölti ki az udvarom egét. Kitölti? Láthatni, hogy...
De én egyhelyben, lenyűgözve csak nézem telhetetlenül, mint tűnik fel, mint tűnik el.

Gera György fordítása

*

PAYSAGES

Paysages paisibles ou désolés.
Paysages de la route de la vie plutôt que de la surface de la Terre.
Paysages du Temps qui coule lentement, presque immobile et parfois comme en arrière.
Paysage des lambeaux, des nerfs lacérés, des «saudades».
Paysages pour couvrir les plaies, l'acier, l'éclat, le mal, l'époque, la corde au cou, la mobilisation.
Paysages pour abolir les cris.
Paysages comme on se tire un drap sur la tête.



TÁJAK

Tájak, békések és kietlenek,
Inkább az élet útjának tájai, mint a Föld felszínének,
Tájai az Időnek, mely lassan, csaknem mozdulatlanul, s olykor szinte visszafelé csordogál.
Rongyok és kitépett idegek tájai.
Tájak, melyek betakarják a sebeket, az acélt, a lármát, a rosszat, a kort, a kötelet a nyakon, a mozgósítást.
Tájak, amelyek eltörlik a sikolyokat.
Tájak: fülünkre húzott takarók.

Somlyó György fordítása

 Henri Michaux assis à sa table de travail (1943-45)
Author: Brassai (Halász Gyula)

MA VIE

Tu t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t'ai jamais suivie.

Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.
A cause de ce manque, j'aspire a tant.
A tant de choses, a presque l'infini...
A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n'apportes.


MY LIFE

You're going someplace without me, my life.
You're rolling away.
And I'm still waiting to make my move.
You've taken the battle somewhere
Abandoning me on the way.
I never followed, I stay.

Where you are leading me, I can't plainly see.
The very little that I want, you never bring to me.
Because of this emptiness, I want
So many things, almost the infinite ...
Because of this emptiness, that you never fill.

Translated by Valerie Smith and James Bushnik


ÉLETEM

Nélkülem múlsz el, életem.
Szaladsz.
S én csak várom, hogy egy lépést tegyek.
Máshol viselsz hadat.
Cserben hagysz ezáltal.
Sosem követtelek.

Nem igazodom el ajánlataidon.
Azt a keveset, amit kívánok, soha meg nem hozod.
E hiány miatt vágyom annyira.
Annyi sokra, már-már a végtelenre...
E kevés miatt, ami hiányzik, amit soha meg nem hozol.

Kálnoky László fordítása 

*
EMPORTEZ-MOI

Emportez-moi dans une caravelle,
Dans une vieille et douce caravelle,
Dans l'étrave, ou si l'on veut dans l'écume,
Et perdez-moi, au loin, au loin.

Dans l'attelage d'un autre âge,
Dans le velours trompeur de la neige,
Dans l'haleine de quelques chiens réunis,
Dans la troupe exténuée des feuilles mortes.

Emportez-moi sans me briser, dans les baisers,
Dans les poitrines qui se soulèvent et respirent,
Sur les tapis des paumes et leur sourire,
Dans les corridors des os longs, et des articulations.

Emportez-moi, où plutôt enfouissez-moi.
 


VIGYETEK EL

Vigyetek el egy vitorlás naszádon,
egy ócska, kedves vitorlás naszádon,
az orrán, vagy, mit bánom, a habokban,
csak veszítsetek el messze, de messze.

Egy másik század kocsijában.
A hó csalóka bársonyában.
Egy-két kutya lehelletében.
A holt avar tünékeny seregében.

Vigyetek el csókokban, de vigyázva.
A táguló és szűkülő tüdőkben.
Tenyerek szőnyegén és mosolyukban.
Hosszú csontok és izületek folyosóin.

Vigyetek el, vagy inkább rejtsetek el.

Somlyó György fordítása

*

LE GRAND COMBAT

Il l'emparouille et l'endosque contre terre;
Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerveau tombe qui a tant roulé.
Abrah! Abrah! Abrah!
Le pied a failli!
Le bras a cassé!
Le sang a coulé!
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret.
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et on vous regarde,
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret.
 


A NAGY HÁBORÚ

A világ ellen undoszkol és umparál,
És rágózza és répázza, míg itt a drál,
Pratálja és libucolja és baruflázza az ulláit,
Tokárja és marmolja,
Manázsozza hátra hót és hótra hát,
Végül ekorkobalassza.
A másik hezitál, eszpüdrinál, deferál, eltorzul és dugába dől.
Nemsokára vége lesz neki,
Befoltozza és körülmargózza magát... de hiába,
A karika lehullt, pedig annyit gurult.
Abrah! Abrah! Abrah!
A láb elesett!
A kar eltörött!
A vér elfolyott!
Keress, keress, keress,
Nagy titok van a hasa fazekában,
Boszorkák köröskörül, sírtok zsebkendőitekbe;
Bámulunk, bámulunk, bámulunk,
Benneteket figyelünk,
Mindenki keresi, mi is, hol a Nagy Titok.

Weöres Sándor fordítása


*


QU'IL REPOSE EN RÉVOLTE

Dans le noir, dans le soir sera sa mémoire
dans ce qui souffre, dans ce qui suinte
dans ce qui cherche et ne trouve pas
dans le chaland de débarquement qui crève sur la grève
dans le départ sifflant de la balle traceuse
dans l’île de soufre sera sa mémoire.

Dans celui qui a sa fièvre en soi, à qui n’importent les murs
dans celui qui s’élance et n’a de tête que contre les murs
dans le larron non repentant
dans le faible à jamais récalcitrant
dans le porche éventré sera sa mémoire

Dans la route qui obsède
dans le cœur qui cherche sa plage
dans l’amant que son corps fuit
dans le voyageur que l’espace ronge.

Dans le tunnel
dans le tourment tournant sur lui-même
dans celui qui ose froisser les cimetières

Dans l’orbite enflammé des astres qui se heurtent en éclatant
dans le vaisseau fantôme, dans la fiancée flétrie
dans la chanson crépusculaire sera sa mémoire.

Dans la présence de la mer
dans la distance du juge
dans la cécité
dans la tasse à poison.

Dans le capitaine des sept mers
dans l’âme de celui qui lave la dague
dans l’orgue en roseau qui pleure pour tout un peuple
dans le jour du crachat sur l’offrande.

Dans le fruit de l’hiver
dans le poumon des batailles qui reprennent
dans le fou de la chaloupe.

Dans les bras tordus des désirs à jamais inassouvis
sera sa mémoire.



*

NYUGODJÉK LÁZADÁSBAN

Az éjben, a mélyben leszen emlékezete
abban, ami vérzik, ami verítékzik
abban ami keres, de nem talál
a kirakodó uszályban,
amely ott kallódik a kikötőben
a fütyülve röppenő nyomjelző golyóban
a kén szigetén leszen emlékezete.

Abban, aki lázrohamában meg se látja a falat
abban, aki rohantában csak falba verheti fejét
a bűnét nem bánó latorban
a gyöngében aki mindig ellenáll
a kifosztott templomhajóban leszen emlékezete.

A hívogató utakban
a tengerét kereső szívben
a testét elvesztő szeretőben
a tér-felmorzsolta utasban.

Az alagútban
az önmaga ellen forduló fájdalomban
abban, aki nem fél feldúlni a temetőket.

A robbanva egymásnak ütődő csillagok
pályáiban a bolygó hollandiban az elhervadt menyasszonyban
az alkonyúló dalban leszen emlékezete.

Az ittlévő tengerben
a bíró távollétében
a vakságban
a méregpohárban.
A hét tenger kapitányában
a véres tőrét mosónak lelkében
a nád orgonájában amely egy egész népet sirat
a szent áldozat leköpésének napjában.

A tél gyümölcsében
a kiújuló csaták tüdejében
a bolondban az ágyúnaszádban.
Az örökké kielégíthetetlen vágyak kicsavart karjaiban
leszen emlékezete.

Somlyó György fordítása



________
Somlyó György: Az utazás, Magvető, 1984
Bukfencező Múzsa, Kozmosz Könyvek, 1976
Az idő lovai, Kozmosz Könyvek, 1979

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January 9, 2011

Jacques Prévert

(4 February 1900 – 11 April 1977)
.

Tentative de description d’un dîner de têtes à Paris-France

Ceux qui pieusement...
Ceux qui copieusement...
Ceux qui tricolorent
Ceux qui inaugurent
Ceux qui croient
Ceux qui croient croire
Ceux qui croa-croa
Ceux qui ont des plumes
Ceux qui grignotent
Ceux qui andromaquent
Ceux qui dreadnoughtent
Ceux qui majusculent
Ceux qui chantent en mesure
Ceux qui brossent à reluire
Ceux qui ont du ventre
Ceux qui baissent les yeux
Ceux qui savent découper le poulet
Ceux qui sont chauves à l’intérieur de la tête
Ceux qui bénissent les meutes
Ceux qui font les honneurs du pied
Ceux qui debout les morts
Ceux qui baïonnette... on
Ceux qui donnent des canons aux enfants
Ceux qui donnent des enfants aux canons
Ceux qui flottent et ne sombrent pas
Ceux qui ne prennent pas le Pirée pour un homme
Ceux que leurs ailes de géants empêchent de voler
Ceux qui plantent en rêve des tessons de bouteille sur la grande muraille de Chine
Ceux qui mettent un loup sur leur visage quand ils mangent du mouton
Ceux qui volent des œufs et qui n’osent pas les faire cuire
Ceux qui ont quatre mille huit cent dix mètres de Mont Blanc, trois cents de Tour Eiffel,
     vingt-cinq centimètres de tour de poitrine et qui en sont fiers
Ceux qui mamellent de la France

Ceux qui courent, volent et nous vengent, tous ceux-là, et beaucoup d’autres, entraient fièrement à l’Élysée 
     en faisant craquer les graviers, tous ceux-là se bousculaient, se dépêchaient, car il y avait un grand dîner 
     de têtes et chacun s’était fait celle qu’il voulait.
     L’un une tête de pipe en terre, l’autre une tête d’amiral anglais; il y en avait avec des têtes de boule puante, des têtes de Galliffet, des têtes d’animaux malades de la tête, des têtes d’Auguste Comte, des têtes de Rouget de Lisle, des têtes de sainte Thérèse, des têtes de fromage de tête, des têtes de pied, des têtes de monseigneur et des têtes de crémier.
     Quelques-uns, pour faire rire le monde, portaient sur leurs épaules de charmants visages de veaux, et ces visages étaient si beaux et si tristes, avec les petites herbes vertes dans le creux des oreilles comme le goémon dans le creux des rochers, que personne ne remarquait.
     Une mère à tête de morte montrait en riant sa fille à tête d’orpheline au vieux diplomate ami de la famille qui s’était fait la tête de Soleilland.
      C’était véritablement délicieusement charmant et d’un goût si sûr que lorsque arriva le Président avec une somptueuse tête d’œuf de Colomb ce fut du délire.   [...]


*

AN ENDEAVOR TO DESCRIBE A DINNER OF HEADS AT PARIS-FRANCE

Those who piously...
Those who copiously...
Those who tricolor
Those who inaugurate
Those who believe
Those who believe they believe
Those who caw-caw
Those who have quills
Those who eke out
Those who andromache
Those who dreadnought
Those who uppercase
Those who sing in time
Those who brush to a shine
Those who have a paunch
Those who drop their eyes
Those who can carve chicken
Those who are bald on the inside of their head
Those who bless the pack
Those who ride to hounds
Those who over the top
Those who. x bayonets
Those who give cannons to children
Those who give children to cannons
Those who stand united and do not fall divided
Those who know a hawk from a handsaw
Those whose ginat's wings keep them from flying
Those who in dreams plant shards of broken bottles on the great wall
  of China
Those who put a wolf over their face when they eat mutton
Those who steal eggs and who dare not cook them
Those who have fifteen thousand seven hundred and eighty-one feet
  of Mount Blanc, nine hundred and eighty-four of Eiffel Tower, ten
  inches around the chest and are proud of it
Those who suckle on France
Those who run, fly and avenge us, all those and a lot of others
  proudly entered the presidential palace al Elysée, cruching gravel
  underfoot, all of them shoved one another, hurried, because there
  was a grand festival of swelled heads and each one had made up
  the one he wanted.
  One a clay pipe head, another an English admiral's head, there
were some with stink bomb heads, Gallifet heads, heads of animals
sick in the head, Auguste Comte heads, Rouget de Lisle heads,
Saint Theresa heads, heads of head cheese, foot heads, monsigneur
heads and milkman heads.
  Some, to make everyone laugh, wore their charming calf faces, and
they were such dears and so sad, with little green grass spears in the
crevices of their ears like seaweed in the crevices of rocks, that no
one noticed them.
  A mother in a death's head laughingly showed off her daughter
with an orphan's head to the old friend-of-the-family diplomat who
had made himself a Jack-the-Ripper head.
  It was really exquisitely charming and of such good taste that
when the President arrives with a sumptuous Columbus egg head
it was positively ecstatic. [...]

 **

Attempt at a Description of a Supper of Various Heads in Paris, France

Those who piously...
Those who copiously...
Those who wave the flag
Those who inaugurate
Those who believe
Those who believe they believe
Those who when they speak might as well go caw caw caw
Those who dress in fancy feathers without a flaw
Those who spare neither tooth nor claw
Those who orate
Those who gunboatate
Those who punctuate
Those who keep perfect time
Those who polish until whatever it is sparkles and shines
Those who throw out their bellies in their pride
Those who avoid your eyes
Those who are not afraid to take the bull by the balls when he's dead
Those who've grown bald on the inside of their heads
Those who give their blessings to all the churning masses
Those who distribute the kicks in the asses
Those who prop up and stuff up the dead with their great regret
Those who bayonet
Those who let their children play with guns
Those who let guns play with their children
Those who float who refuse ever to sink
Those who believe the best of all mankind though here and there some few may stink
Those whose gigantic wings alone prevent them from superhuman flight
Those whose only dream is sticking pieces of broken bottle on the top of the Great Wall of China at midnight
Those who cover up their faces in wolves'-heads when chewing on a lambchop
Those who make off with the eggs but refuse to take the responsibility for whipping up the omelette
Those who own four thousand eight hundred and ten yards of Mount Blanc, three hundred of the Eiffel  
      Tower, twenty-five centimeters of chest expansion and what's more those who are proud of it
Those who suckle at the bosom of the nation
      Those who do the running, the raiding, and the revenging on our behalf, the whole mob of them, and a lot more besides, who proudly enter the President's Residence, crunching along the gravel road, all pushing and shoving, all hurrying each other along, because there is to be a great banquet of heads right now and everyone can choose the head that best fits his taste.
      One head the head of a clay pipe, the other the head of an English Admiral; as a side dish there are heads made out of bombs, the heads of Galliffet, the heads of gentle beasts with bad headaches, Auguste Comte-heads, Rouget de Lisle-heads, Saint Theresa-heads, heads made out of heads of headcheese even, heads of feet, heads of men of the cloth, milkmen-heads.
      Some of them, just for a laugh, carried on their shoulders delightful little calf-faces, and these faces were so lovely and so sad with little sprigs of parsley sticking out of their ears like seaweed sprouting from reefs deep beneath the seas that nobody even noticed them.
      A mother, wearing a dead skull's head, smilingly presented her daughter, wearing an orphan's head, to a venerable old diplomat friend of the family who had on the head of Soleilland.
      It was truly deliciously charming and all in such perfect taste that when the President arrived wearing an overstuffed Columbus'-egg head everybody went absolutely crazy. [...]


Translated by Michael Benedikt


 James Ensor: Self-portrait with Masks, 1899
Oil on canvas, 47 1/4 x 31 1/2''


Kísérlet egy maszkabállal egybekötött díszvacsora leírására
Párizs - Franciaország

/részlet/


Aki nagyon jámboron…
Aki nagyon jó boron…
Aki nemzetszínlel
Aki avatottan avat fel
Aki hisz
Aki picit hisz
Aki hiszi-a-piszi
Aki kopaszt és tollasodik
Aki kicsi de jó halakat fog
Aki hitvesileg mintaszerű
Aki csatacirkál
Aki nagybetűzget
Aki karénekel
Aki bekenőkefélget
Aki pocakot ereszt
Aki szemlesütve jár
Aki példásan szeleteli a sültcsirkét
Aki belül-kopasz fejjel lépked
Aki megáldja a kutyafalkát
Aki bokából tiszteleg
Aki talpra halott hí a haza
Aki szuronyt …gezz
Aki ágyút ad a gyerekeknek
Aki gyerekeket ad az ágyúknak
Aki száz lábbal kél át a vizeken
Aki nem téveszti össze az allegóriát a filagóriával
Aki megbotlik óriás két szárnyában ha lép
Aki álmában üvegcserepet dugdos a Kínai Nagy Fal tetejébe
Aki farkas-álarcot tesz fel báránypörköltevéshez
Aki tojást csór de nem meri megsütni
Aki négyezernyolcszáztíz méter Mont-Blanc-t, háromszáztíz méter Eiffel-tornyot s huszonöt  centiméter   
      mellbőséget mutat fel, méghozzá büszkén
Aki enyém az ország a hatalom és a dicsőség
     Aki megy, fut, rohan és értünk bosszút áll, ezek meg sokan mások fennen bevonultak, nagy kavics-nyiszorgatás közepett, az Élysée-palotába, mind ott tipródott, ott tülekedett, mert maszkabállal egybekötött díszvacsora rendeztetett, s ki minek óhajtott öltözni, annak öltözhetett.
     Emez itt borostyánból jópipa-arcot vágott magának, amaz angol-tengernagy-képpel feszít; volt ott bűzlabdacs-maszka, főosztály-fő, fejbeteg lábasjószág-fő, azafő-amiafazékban-fő, egypár Rouget de Lisle nemzeti himnuszszerző maskara, egypár mártír Szent Terézia és lábas-fejű, fejsajt- és fejadag-maszkák, itt-ott egy törzsfő, kútfő.
     Némelyek, mulattatásként, angyali borjúkoponyát akasztottak a nyakukba, s szelíd-szomorú szempillájuk meg a fül-lukon kikandikáló édes moha-pamat miatt fel se tűntek senkinek.
     Egy halálfej-mama kacagva mutatta árvalánynak álcázott csemetéjét a család régi diplomata-barátjának, aki a Hasfelmetsző Jack maszkját viselte.
     Mindez igen édes-bájos-aranyos volt, és olyannyira ízlésesnek mondható, hogy midőn az Elnök Úr is megjelent, ritka-szép Kolombusz-Tojása-fővel a nyakában, méltán tört ki az ováció.

[...]

Tardos Tibor fordítása

Brassaï (Halász Gyula): Le poète Jacques Prévert, 1948







_________
In: Jacques Prévert: Maszkabál
Budapest: Európa Könyvkiadó, 1984
The Poetry of Surrealism: An Anthology, Little Brown & Co., 1974
Jacques Prévert, Paroles, Gallimard, 2000 [1949]


November 1, 2010

Kányádi Sándor


there is a land where in the countryside
a crumbling church an old name is your guide
armenian garden jew's lane magyar square
armenian people used to live down there
the jews' and szeklers' tales are still retold
about these local residents of old

there is a land where only grasses know
the names of those who slumber down below
the crosses have decayed without a trace
for jewish ashes try another place
and who can read today the mossy chipped
embossments of the old armenian script

there is a land its tombs are marble-paved
with every corner gracefully engraved
into the figure of a clover leaf
carved centuries ago in low relief
they gather dewdrops and soak up the rains
those marble-topped armenian remains

there is a land where when the drought is hard
the birds fly to the cemetery yard
to land on gravestones rank with moss and dock
and quench their thirst upon a marble block
then soaring once again wings widely spread
they sing a grateful chorus for the dead

Translated by Peter Zollman

*


vannak vidékek hova már utat
csak romos templom s régi név mutat
örmény-kert zsidó-sor magyar-telek
örmények zsidók lakták székelyek
s akad még itt-ott ki a néhai
honosokról tud ezt-azt mondani

vannak vidékek ahol csak a hant
tudhatja már hogy ki nyugszik alant
régen kikorhadt fejtől a kereszt
a zsidók hamvát meg ne itt keresd
s ki érti már a megmohosodott
márványon az örmény föliratot

vannak vidékek hol a sírlapok
négy sarkában finoman faragott
négylevelű lóhere mélyed és
századok óta nincs egy repedés
esőcsöppöt és harmatcsöppöket
gyűjtögetnek az örmény sírkövek

vannak vidékek hol a madarak
a temetőben oltják szomjukat
ha szárazság van vagy éppen aszály
a gaz-felverte mohos sírra száll
iszik s hálából mikor égre kel
a holtakért a madár énekel

1982


 Brassaï (Halász Gyula): La flamme, c. 1932 / RMN

October 5, 2010

Raymond Queneau

(French poet and novelist, 21 February 1903 – 25 October 1976)
.

Les problèmes de la circulation

Il a pris sa voiture
les pigeons avaient chié dessus
et puis il a fait du cinq de moyenne
pendant des heures et des heures
il a éraflé une aile
il a bosselé son pare-chocs
on lui a craché sur son pare-brise
et il a attrapé cinq contraventions

ah qu’il ah qu’il ah qu’il est content
d’avoir promené sa bonne ouature
si elle lui a coûté tellement d’argent
c’est pas pour faire des confitures
et bing et poum et bing et pan

*


L'inspiration

De son juchoir
la poule laisse choir
un oeuf

c’est une imprudence
un moment d’absence
mais il tombe pouf
dans la paille:
la fermière était prévoyante

combien de poèmes brisés
que ne recueille aucun recueil. 



Raymond Queneau, dans son bureau chez Gallimard à Paris 1949
Auteur: Brassaï (Halász Gyula) / RMN


KÖZLEKEDÉSI NEHÉZSÉGEK

Beült az autójába leszarták a galambok
aztán átlagban ment vagy ötöt
órák órák órákon át
megkarcolta a sárhányóját
behorpasztotta a lökhárítót
vagy ötször volt szabálytalan

jajde jujde hajde örül
megjáratta a kocsikáját
ha már olyan sokba került
nehogy most lekvárrá csinálják
és bimm és bumm és bamm tütű

Lackfi János fordítása
________________
[In: Francia Költők Antológiája, Budapest: Magyar Könyvklub, 1999] 


*

IHLET

A tyúk a kakasülőről
lepottyant
egy tojást

óvatlan volt bizony
figyelme kihagyott
de a tojás puff
szalmára esik:
a gazdasszony gondolt erre is

hány összetört verset
nem fog fel semmiféle kötet

_______________ 
Köszönet a fordítónak.
Lackfi János honlapja

February 4, 2010

Jacques Prévert (French, February 4, 1900 - April 11, 1977)


Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu a tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.


Brassaï (Halász Gyula): Jacques Prévert au chat (1948)
 ~
Barbara

Emlékszel-e rá Barbara
aznap esett esett és ázott Brest
s te harmat-arccal jöttél
az esőben
kipirultan vidáman ragyogva

Emlékszel-e rá Barbara
esett esett és ázott Brest
a Sziám utcánál elém értél
s rám nevettél
És én is nevettem rád
emlékszel erre Barbara

Rád akit nem ismertelek s nem láttalak soha
Emlékszel erre
emlékszel erre a szép napra

S azt se feledd
hogy egy férfi húzódott meg
egy kapu megett
és hosszan kiáltotta a neved

Barbara

S te megpillantva hogy ott áll
az esőben hozzá futottál
ragyogóan vidáman kipirulva
s belehulltál a karjaiba

Emlékszel erre Barbara

És kérlek ne vedd zokon ha tegezlek
én mindenkit tegezek akit szeretek
még akkor is hogyha először látom
s azokat is tegezem akik szeretik egymást
még akkor is ha nem ismerem őket

Emlékezzél csak Barbara
s el ne feledd soha
azt a csendes boldog esőt
mely akkor ömlött erre a boldog városra
és a te boldog harmat-arcodra

Zuhogott a tengeren is
a lőszertár felett
a cirkálók felett
szakadatlan szakadt szakadt esett

Ó Barbara
micsoda marhaság a háború

Vajon mi lett veled
mikor hullott a vas gyilkoló zápora
a tűz a fém a vér zápora
és azzal aki úgy tartott karjaiba
szerelmesen
meghalt eltűnt vagy él

Ó Barbara

Ma is esik esik és ázik Brest
mint valaha
De ez már egész más eső
hisz minden elmúlt rég
ez a gyász síró fájdalmas esője
nem a fém és a vér
vihara
most már csak a felhők haldoklanak
mint a kutyák
melyeket tovavisz
Brest alól az áramló víz
és elrothadnak valahol az óceán alatt
messzi messzire Bresttől
amelyből csak rom és korom maradt.

Tamkó Sirató Károly fordítása

             [In: Szerelmes Arany Kalendárium, Kozmosz Könyvek, 1965]
A verseket válogatta Kormos István

Pablo Picasso: Portrait de Jacques Prévert
Crayon de couleur
Paris, Musée Picasso
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December 14, 2009

Paul Éluard (14 December 1895 – 18 November 1952)

Paul Éluard by Brassaï (Halász Gyula), 1944
(C) Estate Brassaï - RMN / Michèle Bellot


POÉSIE ININTERROMPUE
~ fragment ~

Nue effacée ensommeillée
Choisie sublime solitaire
Profonde oblique matinale
Fraîche nacrée ébouriffée
Ravivée première régnante
Coquette vive passionnée
Orangée rose bleuissante
Jolie mignonne délurée
Naturelle couchée debout
Etreinte ouverte rassemblée
Rayonnante désaccordée
Gueuse rieuse ensorceleuse
Étincelante ressemblante
Sourde secrète souterraine
Aveugle rude désastreuse
Boisée herbeuse ensanglantée
Sauvage obscure balbutiante
Ensoleillée illuminée
Fleurie confuse caressante
Instruite discrète ingénieuse
Fidèle facile étoilée
Charnue opaque palpitante
Inaltérable contractée
Pavée construite vitrifiée
Globale haute populaire
Barrée gardée contradictoire
Égale lourde métallique
Impitoyable impardonnable
Surprise dénouée rompue
Noire humiliée éclaboussée

~

VÉGET NEM ÉRŐ KÖLTEMÉNY
~ részlet ~

Mezítlen álmos elmosódott
Kiválasztott méltó magányos
Mély őszintétlen reggeli
Üde borzas gyöngyházszinű
Feléledt első zsarnoki
Tetszelgő élénk szenvedélyes
Narancsszín kéklő rózsaszínű
Csinos kedveskedő ravaszka
Állva fekve természetes
Feszes nyitott összeszorított
Tündöklő fényű meghasonlott
Ringyós kacarászó vajákos
Sziporkázó hasonlatos
Süket rejtélyes földalatti
Vak faragatlan veszedelmes
Erdős füves vérrelborított
Féktelen zűrös dadogó
Napsütötte fénybeborult
Virágzó homályos hizelgő
Kitanult naív leleményes
Hűséges hűtlen csillagos
Húsos átlátszatlan vonagló
Megrögzött változtathatatlan
Kőből üvegből épitett
Kerek fennkölt népből való
Ellentmondó gátolt körülzárt
Egyenlő súlyos fémszerű
Könyörtelen felmenthetetlen
Döbbent elernyedt megtörött
Sötét bemocskolt megalázott
(...)

Somlyó György fordítása

In PAUL ÉLUARD VERSEI, Európa Könyvkiadó, Budapest, 1977


Jean-Luc Godard: Alphaville (1965)
Natasha's (Anna Karina) speech is a gigantic collage of several verses from Éluard taken from different poems.   
Capitale de La Douleur (The Capital Of Sorrow, 1926) is a book of poetry by Paul Éluard.
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